L'AVLI en tenue de gala


Le week-end des 22 et 23 novembre aura apporté son lot de rêve et de spectacle au public de l’AVLI. Réalisant des affluences plutôt satisfaisantes, les spectacles proposés furent à l’image de ce début de saison : doux et agréables.

Les junior, rassemblés pour un soir au sein d’une sélection jeune et nouvelle, ont montré une belle cohésion vendredi. Bien qu’auteurs de plusieurs improvisations posées et construites, les jouteurs des deux équipes ont toutefois eu de la peine à se rencontrer. Si le contrat du spectacle de gala exceptionnel semblait remplis, la complicité fut dure à trouver entre les deux formations. On notera, parmi les belles séquences de ce match, un solo touchant du joueur vaudois Piguet dans le rôle d’un enfant croyant être responsable du divorce de ses parents, deux spots publicitaires au timing manqué qui en devinrent tordantes et une impro dans laquelle un vieillard passait le temps en tuant les chats de ses contemporains. On relèvera aussi que l’arbitre du soir Hervé Guidetti laissa sortir de son barillet une double poursuite voilée qui, bien qu’ayant suscité beaucoup d’enthousiasme sur les bancs, ne fut pas d’un grand panache.

Au final, c’est l’équipe vaudoise qui remporta de manière anecdotique la partie devant un public « bicantonal » satisfait. À l’heure de déguster un burger dans les loges, l’envie de revenir rapidement au Cazard pour la suite de la saison était ancrée dans les têtes de chacun.


La Ligue A
s’est réunie le lendemain autour de son EVA pour accueillir les comédiens parisiens de la LIFA. Le spectacle offrit au public une vraie improvisation de film d’horreur amusante. Un roi qui faisait danser ses sujets en tapant des mains et une bataille du lac des Cygnes marquèrent les esprits dans une rencontre, aux dires du joueur Lo Russo, détendue et conviviale. « Je retiendrai la jolie Walt Disney déclarait Fred Pittet. Ce fut, comme d’habitude, un réel plaisir. »

Conquise par les frasques du maître de cérémonie Yacine Nemra, la foule quitta le Cazard très lentement, savourant quelques bières Chez José et discutant jusqu’à « pas d’heure » devant la salle que nous connaissons bien.

Pour sa première sortie sous son ère Nettleton, l’EVA fut un bel exemple d’accueil et de partage, de quoi laisser présager une belle saison pour la sélection de l’AVLI et son nouvel homme fort du QuICH.

Blaise Bersinger